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Rosa BENOIT-MEGGENIS

Sujet: 

L’empereur et le moine.  Recherches sur les relations entre le pouvoir impérial et les monastères à Byzance, du IXe siècle à 1204

Directeur(s): 
Denis Menjot (Univ. Lyon 2)
Établissement d’inscription: 
Université Lumière Lyon 2
Courriel: 
rosabm@orange.fr
résumé: 

Le pouvoir impérial joua à Byzance, à partir du IXe siècle, un rôle déterminant dans l’apparition et l’enrichissement des monastères en accordant de nombreux privilèges fiscaux et sa protection constante face aux empiètements de l’administration fiscale et épiscopale. La lecture des sources suggère que l’empereur obéissait à des intérêts supérieurs à ceux des bureaux du fisc et que la fondation ou la protection des monastères répondaient à des préoccupations spirituelles, idéologiques et politiques. Les monastères impériaux, en particulier, étaient soumis à des obligations contraignantes qui relevaient à la fois des droits privés de l’empereur, tels que l’obligation d’accueillir les membres de la famille impériale, et de ses droits régaliens ; ces monastères servaient de prisons politiques aux opposants de l’empereur, parfois aux empereurs déchus et à leurs proches, et étaient à la disposition du souverain qui pouvait les donner à ses partisans.L’insistance mise par les chroniqueurs à souligner l’amitié des empereurs pour les moines procède de leur volonté d’affirmer la légitimité du pouvoir de ces souverains, malgré leurs fautes ou leur déchéance, afin de maintenir la continuité de l’autorité impériale. Si la légitimité du souverain pouvait suivre à Byzance plusieurs voies et s’accommoder de la violence, elle ne pouvait se passer de l’assentiment divin. Les moines, proches de Dieu grâce à leurs vertus et intercesseurs privilégiés des hommes, étaient assurément les meilleurs garants de cette légitimité. L’idée de la supériorité de la dignité monastique, développée par les écrits monastiques et les Vies de saints, semble avoir trouvé un écho dans les sources narratives dont les récits ont contribué à l’élaboration d’un nouveau modèle idéologique, celui d’une basileia renforcée par des valeurs monastiques.