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Derniers dépôts du CIHAM sur HAL SHS

[halshs-02864940] De la cité romaine de Saldae à la fondation hammadide d’al-Nāṣiriyya (IIIe/IXe-Ve/XIe siècle)

mer, 05/08/2020 - 14:19
La cité romaine de Saldae est mentionnée pour la dernière fois au Ve siècle de notre ère. Jusqu’à sa refondation par le pouvoir hammadide à la fin du Ve/XIe siècle, la ville, désormais connue comme Béjaïa, n’apparaît que très peu dans les sources arabes. L’histoire de Béjaïa demeure donc, méconnue, même si quelques fragments permettent d’éclairer ce hiatus. Il apparaît en premier lieu que, si la toponymie est un indice clair des ruptures introduites avec la fin de l’ordre romain et la conquête islamique, l’occupation du site a été continue. Dans un second temps, la ville, dynamisée par la présence d’une communauté andalouse, s’est progressivement dotée de fonctions portuaires qui connurent une croissance régulière et permirent ses succès tardomédiévaux.

[halshs-02902165] « Femmes enfermées du XIIe siècle: ‘Aliénor, Héloïse et quelques autres’”

mar, 28/07/2020 - 17:46
A la faveur d’une expérience inédite, celle du confinement à l’échelle mondiale pour cause de pandémie, cet article propose une réflexion sur l’enfermement d’une partie seulement de l’humanité, les femmes, à une époque donnée, le XIIe siècle, comme une modeste contribution à l’histoire des rapports de sexes au Moyen Âge. Différentes femmes, en effet, subirent ou au contraire recherchèrent à cette époque isolement et réclusion: dans tous les cas, leur solitude était liée aux hommes, qui leur inspiraient le retrait comme une solution pour échapper au mariage et à la sexualité, ou le leur imposaient pour se débarrasser de leur compagnie devenue indésirable. On se demande donc ici quels sont les visages et les points communs des diverses formes de relégation qui avaient cours, quelle résistance les femmes purent y opposer, mais aussi quelles furent ses limites: la solitude choisie par certaines comme gage de paix et de sécurité signifiait-elle oubli de la part du monde et purent-elles vraiment rester seules? Les recluses pouvaient-elles vraiment subvenir seules à leurs besoins? Les épouses emprisonnées ne gardèrent-elles pas des échanges avec le monde extérieur, notamment masculin? Au terme de ce parcours, la solitude absolue au féminin semble plus un idéal qu’une réalité car même dans les cellules les plus austères, les femmes pouvaient difficilement se passer complètement des hommes. En revanche, l’enfermement les en protégeait physiquement dans une large mesure, laissant dans de nombreux cas à d’autres types d’amour que charnel la place de s’épanouir.

[hal-02428286] Ibn Ḥanbal, un faqīh (jurisconsulte) controversé

ven, 17/07/2020 - 06:49
Depuis la parution du livre ihtilâf al-fuqahâ' de Tabarî, la question du statut d'Ibn Hanbal a préoccupé plusieurs jurisconsultes et historiographes traditionnistes de toutes obédiences juridiques. Mais si son statut de jurisconsulte est discutable, son rang de traditionniste (muhaddit) est unanimement reconnu ainsi que son affiliation aux meilleurs hommes de Tradition. Comparée au fiqh des trois fondateurs d'écoles sunnites existantes, Abu Hanîfa, Mâlik, aš-Šâfi'î, la conception du droit légal d'Ibn Hanbal s'avère différente. Elle est fondée généralement sur les trois principes suivants : le moindre avis juridique doit plonger ses racines dans le Texte (nass), toute vocation à l'opinion juridique personnelle (ra'y) est exclue et le raisonnement humain ne saurait se substituer au Texte, même quand celui-ci ne propose pas de solution.

[hal-02405096] Dévots et Renonçants : L'autre Catégorie de Forgeurs de Hadiths

jeu, 16/07/2020 - 20:11
Dès le premier siècle de l'hégire, pour s'imposer comme la seule voie légitime qui représente fidèlement l'islam contre les familles religieuses rivales, notamment le šīʿisme et le ḫ āriğisme, le sunnisme, comme ces derniers, a dû largement user des traditions prophétiques. Néanmoins, les règles qu'il érigera pour fonder cette nouvelle matière de connaissance religieuse ne verront le jour qu'un siècle plus tard. Suite aux rivalités politico-religieuses qui les avaient suscitées en partie, une fois développées et réorganisées progressivement en système de contrôle, ces règles allaient s'appliquer à toutes transmissions de traditions, sans en excepter celle de garants sunni-tes eux-mêmes. Au sein de celle-ci, certains rapporteurs de hadiths, d'une prolixité impression-nante, particulièrement versés dans le renoncement (zuhhād) et la dévotion cultuelle (ʿubbād), se sont révélés de peu de foi, voire des menteurs notoires ; raisons suffisamment convaincantes pour qu'ils soient catalogués, par des critiques farouchement fidèles au traditionnisme, comme une catégorie distincte de transmetteurs indigne de confiance. Leurs hadiths, tant au niveau des matns qu'au niveau des isnāds, tout au long des trois générations successives des salafs, ont été scrutés de très près, puis évalués et enfin décrétés impropres à la transmission (matrūk). En effet, la « forgerie » des hadiths, qui était de mise dans ce milieu, ne laissait pas de s'accentuer pour devenir un art de subterfuge dont se réclamaient ouvertement, dans la noble intention de servir la communauté sunnite, de notoires ''renonçants''. Mots-clés Renoncement (zuhd), dévot, mystique, hadith, forgerie (waḍ ʿ), hérésiographie sunnite, la critique des autorités (ʿilm al-riğāl). * Cet article est la version définitive de ma contribution à la journée d'études sur « Le ḥ adīt̠ : histoire, conceptions, usages », organisée, le 16 juin 2005, à EPHE/section religieuse, par M.H. Benkheira dont je salue l'initiative. Je tiens également à lui renouveler mes remerciements pour sa lecture attentive de la première version de ce travail, et pour les pertinents conseils qu'il m'a prodigués. Mes remerciements vont aussi à M lle Jacqueline Sublet, grâce à qui ce travail a pu être repris de nouveau et mené à son terme.

[hal-02369151] Editing a 15th century political treatise using the computer: a back and forth between meaning and information

jeu, 16/07/2020 - 12:49
This presentation will by an introduction to my project of comparative edition of the Regimiento de los prínçipes, focusing on the dialectic between information and meaning. By showing the workflow of the edition, I will point out how these two concepts can help us understand how to use the computer to edit a medieval text: what are the steps I have to take before the final production of meaning, that is, the publication of the text and its study?

[halshs-02408213] La céramique en Haute Durance à l’Époque moderne d’après les fouilles du bourg castral de L’Argentière à L’Argentière-la-Bessée (Hautes-Alpes)

jeu, 16/07/2020 - 12:48
Après quatre années d’opérations archéologiques menées au château de L’Argentière, le mobilier céramique datant de l’époque Moderne a été récolté en suffisante quantité pour proposer une étude sur la consommation en Haute Durance. La recherche s’est d’abord heurtée à un manque de référentiels et de typo-chronologie pour ce genre de céramiques et la fragmentation importante des tessons n’ont pas facilité les identifications. Toutefois, deux grands groupes de pâte ont pu être mis en évidence : l’un de couleur rouge sombre avec une forte proportion de mica, l’autre rouge clair avec des inclusions de calcaire. À l’intérieur de ces deux groupes ont également été remarqués des traitements techniques différents. Selon les indices accumulés durant l’étude, ces céramiques auraient été produites en Moyenne Durance, dans une large aire allant de Manosque jusqu’aux alentours de Gap. Des analyses pétrographiques pourraient préciser cette provenance.

[tel-02408221] Exploitation minière et implantation castrale en Dauphiné médiéval (Xe-XVe siècles)

jeu, 16/07/2020 - 12:48
Le contrôle des ressources minières est un enjeu d'importance pour le pouvoir seigneurial qui, en plus d'un atout économique, en tire un certain prestige. En Dauphiné, les premières mines de métaux précieux sont exploitées dès la fin du IXe siècle ou le début du Xe à L'Argentière (Hautes-Alpes). C'est aussi avec celles-ci que les comtes dꞌAlbon, futurs Dauphins, entament leur appropriation des ressources souterraines de leur territoire grâce à deux donations similaires de l'empereur Frédéric Ier en janvier et juillet 1155. Les mines de métaux non-précieux, mais très importants pour la société médiévale, comme le fer, sont aussi exploitées assez tôt dans les montagnes dauphinoises, notamment dans la région d'Allevard (Isère), où les comtes dꞌAlbon installent progressivement leur autorité.En parallèle, les implantations castrales, multipliées depuis les environs de l'an Mil, sont le reflet de la prise de pouvoir progressive de seigneurs locaux et participent au contrôle des territoires. Le château, au-delà de son rôle militaire propre, fait office d'édifice multifonctionnel avec la création des États princiers et le développement de leur administration. Ce sont de véritables relais du pouvoir comtal capables de surveiller et de défendre mais aussi d'administrer leur territoire, et plus particulièrement en contexte minier. Cependant, les liens entre châteaux et exploitations minières ne sont pas forcément visibles et dépendent souvent de la nature du gisement, précieux ou non, du degré de contrôle du territoire ou de sa topographie. À Brandes (Oisans, Isère) ou à L'Argentière, sites argentifères, le château est abandonné dès la fin de l'exploitation minière (fin XIIIe – début XIVe s.), dans le premier cas, ou est partagé entre deux familles vassales pour le second, signe de liens étroits pour le pouvoir comtal entre mines et châteaux. Cela ne se vérifie pas dans les territoires producteurs de fer où les châteaux ont une tout autre vocation que protéger et encadrer la production minière. La mise en place d'une nouvelle politique minière après la grande crise du milieu du XIVe siècle bouleverse aussi la fonction du château qui n'a alors plus de rôle dans l'exploitation minière, métaux précieux ou non.

[hal-02446390] Inquisiteurs entre deux mondes

jeu, 16/07/2020 - 12:45
[NB version final de cet article, avec numerotation, se trouve dans Raison Présente n°212 (4/2019)] LA PROBLEMATIQUE DE L'INQUISITION DANS L'HISTOIRE « L'Inquisition est un sujet d'une nature si particuliere que quiconque tente d'en parler avec impartialite comprend qu'il a entrepris d'aborder un domaine tres difficile ». Ainsi commence la partie consacree a l'Inquisition dans le livre richement illustre Ceremonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde, oeuvre de deux protestants francais, Bernard Picard et Jean Frederic Bernard, fuyant la contre-reforme et refugies a Amsterdam, le livre a connu un succes international au XVIIIe siecle. Dans leur tentative de presenter « objectivement » les religions du monde, un des premiers essais pour comparer les religions, ils s'affrontent a cinq siecles d'histoire des Inquisitions catholiques. Deux cent cinquante ans plus tard, l'historien Edward Peters avoue dans son livre magistral Inquisition (1989) que la tache n'est pas plus aisee pour l'historien moderne « tant mythe et histoire de l'Inquisition sont etroitement entrelaces. Demeler l'un de l'autre entraine a toucher quelque chose qui resonne encore dans la conscience moderne et souleve le soupcon que l'historien ne fait que creer un nouveau mythe pour remplacer l'ancien ». L'Inquisition en est venue a representer l'etendue sans limites du fanatisme religieux : une figure sainte qui commet des « actions mauvaises et injustes » en utilisant des « methodes tyranniques » incluant la torture et la mise a mort. Cette image s'est incarnee dans de nombreuses formes ideologiques : elle a une origine confessionnelle, un exemple pour les protestants de tout ce qui pechait chez les « papistes » de la Sainte Eglise catholique et romaine. Depuis le debut du XXe siecle, on l'a vue comme un probleme lie au fanatisme religieux en general, qui freine le progres de l'humanite dans la connaissance et la science. En depit de ces polemiques, les historiens des societes du Moyen Age et des debuts de la periode moderne sont revenus aux sources pour eclairer les origines de l'Inquisition. C'est dans l'unite des deux spheres d'activite-la religion et la politique-, que la theorie politique occidentale a tente de separer depuis les Lumieres, qu'on a trouve des reponses (en clair, person-ne n'aurait compris la separation de ces deux spheres avant le xiiie siecle). On voit que les premieres inquisitions espagnole et portugaise qui visaient les juifs et les musulmans convertis mais suspects (et * Universite Lumiere Lyon 2-CIHAM. Traduction en francais par Eve Wasmuth, revue par la redaction

[halshs-02278197] Renaissance et humanisme

jeu, 25/06/2020 - 15:29
Programme de 2 nde : Thème 2 : « XV e-XVI e siècle : un nouveau rapport au monde, un temps de mutation intellectuelle » Chapitre 3 : « Renaissance, Humanisme et réformes religieuses : les mutations de l'Europe » | 54 Définie comme « Renaissance » par convention, la période reliant Pétrarque et Descartes est le temps de profondes mutations esthétiques, techniques et philosophiques au sein des sociétés européennes. Conjointement moment de prolongement vers l'Atlantique et de scissions de la chrétienté, ses caractères spécifiques et leurs implications historiographiques sont aujourd'hui au coeur de débats parmi les historiens. Une périodisation polémique La « Renaissance », création d'une période historique La notion de « renaissance » naît à la fois d'une distinction et d'une imitation : distinction d'un temps par rapport à la période qui le précède ; imitation d'un passé fantasmé, auquel on a attribué un ensemble de caractéristiques et de valeurs. Plusieurs auteurs du XIV e siècle et, surtout, du XV e siècle expriment leur sentiment d'appartenance à une période neuve. Leur ressenti est fondé sur des critères culturels : ils perçoivent des goûts, des ambitions esthétiques et des cadres réflexifs ayant évolué par rapport aux générations précédentes. Bien que plusieurs avant lui aient formulé cette idée, Giorgio Vasari est le premier à y appliquer le mot de rinascita, en 1550 1. Le temps littéraire et artistique dans lequel il s'inscrit est une « renaissance » en ce qu'il renoue avec | 55 des formes et des critères culturels antiques. Il ne s'agit pas de revivre le passé, mais d'y trouver des modèles inspirateurs. Cette imitation va de pair avec une distinction : en renouant avec ce que l'on estime être des caractères romains et grecs classiques, on s'éloigne progressivement des codes culturels gothiques, courtois ou encore scolastiques. La période qui sépare l'Antiquité de cette rinascita commence alors à être qualifiée de temps intermédiaire, d'âge moyen. S'il est souvent relevé que Pétrarque et Flavio Biondo sont les premiers à établir l'expression « Moyen Âge », celle-ci ne devient fréquente qu'à partir du XVI e siècle 2. La formule n'acquiert une dimension résolument péjorative que sous les plumes des Lumières, assimilée à un temps de ténèbres heureusement achevé par la victoire de la raison. Décrivant des formes culturelles, la notion de « renaissance » est parallèlement soutenue par des idéaux éthiques. Le terme a un arrière-plan eschatologique, renvoyant à la résurrection de temps meilleurs. Plusieurs lettrés du XVI e siècle manifestent leurs espoirs-ou leur joie-de parfaire leurs qualités humaines par la rencontre des modèles antiques. En 1547, Pierre Galand affirme ainsi dans l'oraison funèbre de François I er : « Nous soulions sous 1 Giorgio Vasari, Vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes. Cf. Arlette Jouanna, « La notion de Renaissance : réflexions sur un paradoxe historiographique », Revue d'histoire moderne & contemporaine,

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