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Derniers dépôts du CIHAM sur HAL SHS

[hal-02013131] Le Moyen Âge, une époque sans État ? Construire le passé au présent

jeu, 25/07/2019 - 05:02
L’existence de l’État médiéval est sujet à débat. Les temps prémodernes ne semblent disposer ni du mot ni de l’organisation matérielle de l’État dans notre compréhension actuelle. L’aperçu des différentes historiographies nationales de plus d’un siècle nous montre que le concept « État » se forme progressivement, influencé par le contexte politique et méthodologique propre à chaque pays. Les principales directions de recherche permettent de conclure qu’il existe une nécessité de précision de l’objet d’étude, l’État en tant que concept analytique et en tant que phénomène historique. Cette séparation doit permettre aussi bien de porter un regard neuf sur les différentes théories concurrentes que de préciser l’appareil méthodologique des futures recherches.

[hal-02189310] Réseau politique des agents du pouvoir central : l'exemple des missi dominici

mer, 24/07/2019 - 04:13
Cette étude propose plusieurs modèles d’analyse d’un réseau politique des agents du pouvoir central du haut Moyen Âge, les missi dominici. Complétées par l’analyse statistique, plusieurs hypothèses de recherche fondées sur les positions de l’historiographie actuelle ont été étayées. D’une part, l’examen du réseau des agents a permis de mettre en lumière une certaine évolution liée à la structuration du système missatique et au mécanisme de la transition des agents d’un règne à l’autre. D’autre part, l’étude des relations entre les agents et les lieux de leurs missions a confirmé une certaine amplification, avec le temps, de la politique du recrutement des missi au sein de l’aristocratie locale. Enfin, plusieurs difficultés liées tant au caractère lacunaire des données issues des sources médiévales qu’à la complexité de modélisation et d’analyse d’un réseau politique multimodal ont été évoquées.

[hal-02186688] Patrimoine et espace urbain médiéval européen : création d'un SIG et d'une plate-forme Internet

jeu, 18/07/2019 - 03:30
Ce projet se fixe l'objectif de réaliser un instrument opératif associant une base de données médiévales et un SIG (Système d'information Géographique). La réalisation de cet instrument facilitera la gestion du patrimoine urbain et l'intégration de l'histoire médiévale dans la ville.

[hal-02182737] Stylometry for Noisy Medieval Data: Evaluating Paul Meyer’s Hagiographic Hypothesis

mer, 17/07/2019 - 17:44
Stylometric analysis of medieval vernacular texts is still much of a challenge: the importance of scribal variation, be it graphic or more substantial, as well as the variants and errors introduced in the tradition, complicates the task of the would-be stylometrist. Basing the analysis on the study of the copy from a single hand of several texts can partially be a way around this issue (Camps & Cafiero, 2012), but the limited availability of complete diplomatic transcriptionmight make it difficult. In this paper, we use a workflow combining handwritten text recognition and stylometric analysis, and apply it to the case of the hagiographic works contained in MS BnF, fr. 412. We seek to evaluate Paul Meyer's hypothesis about the constitution of groups of hagiographic works, as well as to examine potential authorial groupings in a vastly anonym corpus.

[halshs-02092600] Castellane, premiers éléments de réflexion sur l’évolution et la transformation des enceintes urbaines médiévales

mer, 10/07/2019 - 08:42
La ville de Castellane occupe une position stratégique, sur un point de franchissement du Verdon, à la croisée des routes desservant les régions de Nice et de Draguignan et de celles menant vers les hautes-vallées des Alpes méridionales. L’agglomération présente une topographie polynucléaire – mis en évidence par les travaux de Paul-Albert Février dans les années 1960 – dans laquelle on dénombre trois noyaux d’occupation : la plaine du Verdon dans laquelle se serait installée l’agglomération antique de Salinae ; le site perché de Petra Castellana, mentionné dans la première moitié du XIe siècle dans les chartes du cartulaire de Saint-Victor de Marseille ; et le site du bourg, installé au pied du massif du Roc, où se développe à partir du XIVe siècle la ville fortifiée du bas Moyen Âge et de l’époque Moderne. Si la ville antique semble avoir presque entièrement disparu sous les alluvions du Verdon, les deux agglomérations médiévales conservent encore les vestiges de leurs fortifications. La première enceinte est celle de Petra Castellana, où subsiste notamment le tronçon nord du rempart, ponctué de plusieurs tours semi-circulaires pleines. La datation de ces maçonneries demeure encore imprécise : si certains auteurs ont pensé pouvoir situer leur construction dès l’Antiquité, d’autres ont avancé des datations beaucoup plus récentes (XIe-XIIe siècle). L’abandon du site semble se situer autour du XVe siècle. La seconde enceinte est celle du bourg, qui se structure autour d’une église Saint-Victor, attestée comme prieurale victorine dès le XIe siècle. L’historiographie traditionnelle situe la construction de cette fortification en 1359, sans qu’aucune source médiévale connue ne puisse confirmer cette date. Ce rempart et les tours à gorge qui le ponctuent, sont encore largement conservés en élévation dans la moitié nord de la ville et pour partie prises dans le tissu urbain actuel de son côté sud. À partir du XVIe siècle, un second mur d’enceinte vient se greffer sur la partie occidentale du rempart médiéval et englober les faubourgs extra muros qui se sont développés à partir de la fin du Moyen Âge. Plusieurs opérations archéologiques récentes permettent de proposer un premier état des lieux sur ces différentes enceintes urbaines. L’étude du rempart de Petra Castellana vient en effet d’être reprise, dans le cadre d’un projet collectif de recherche sur le territoire de l’ancien diocèse de Senez aux périodes historiques. Les nouveaux relevés et les investigations archéologiques conduits dans ce cadre doivent s’articuler avec des projets de valorisation menés par la commune. Dans la ville basse, la réalisation d’une étude patrimoniale sur la tour-porte de l’Horloge a récemment fourni de nouveaux éléments de réflexion archéologique et historique sur le rempart du XIVe siècle et sur ses transformations successives. Là encore, ce travail s’articule avec des projets d’entretien et de restauration conduits par la commune. Au-delà de la simple présentation architecturale, cette communication permettra d’aborder des questions plus larges, relatives aux liens entre fortification et topographie urbaine et aux enjeux relatifs à l’articulation entre projets de valorisation et études archéologiques des élévations, dans le contexte d’une petite ville de moyenne montagne.

[halshs-02169179] Luxure et dilapidation au couvent des augustiniennes de Sainte-Marie de la Rive (diocèse de Maguelone) : une enquête lancée par Jean XXII en 1327

ven, 05/07/2019 - 03:40
Des plaintes présentées en consistoire au nom de Ricarde de Montagut, prieure de Sainte-Marie de la Rive, contre Brenguier de Fabrègues, chanoine de Maguelonne et prieur de Fabrègues (paroisse située entre Montpellier et Sète), donnèrent lieu en avril 1327 à l'émission d'un mandement d'enquête de Jean XXII après de premiers développements à l'audience cardinalice du cardinal Guillaume de Peyre Godin. Avant de donner le texte latin de cette lettre, suivi d'une traduction française, on analyse les éléments de procédure qui peuvent y être relevés ainsi que le récit, haut en couleur, des méfaits du prieur. Ce dernier aurait eu commerce charnel avec deux moniales de Sainte-Marie, lesquelles auraient été ses complices et auraient ensuite essayé d'assassiner Ricarde de Montagut. Le prieur se serait aussi rendu coupable d'autres atteintes au droit (injurie) et crimes au détriment de la communauté, parmi lesquels seule la « dilapidation » est évoquée explicitement. On retrouve donc ici une association, très souvent observée dans les procès contre les prélats aux XIII e et XIV e siècles, entre péchés charnels et abus au détriment des intérêts matériels de l'Église. Quelques documents conservés aux Archives départementales de l'Hérault, cependant, jettent une lumière différente sur l'affaire. Ils révélent que Brenguier de Fabrègues prétendait exercer un droit de contrôle, contesté par la prieure, sur la communauté de Sainte-Marie.

[halshs-02169161] « Innommables abominations sodomitiques » : les débuts de la persécution. Autour de l’une des premières sentences conservées (justice épiscopale d’Albi, 1280)

ven, 05/07/2019 - 03:40
Une sentence de condamnation à la prison perpétuelle rendue en 1280 par l’évêque d’Albi Bernard de Castanet contre un chanoine dénommé Guilhem Fumet, jugé coupable d’avoir eu commerce charnel avec plusieurs hommes, constitue en l’état des connaissances le plus ancien document de ce type conservé en Occident. L’édition latine et la traduction française du texte sont ici accompagnés d’une synthèse sur les premières traces de la persécution des « sodomites » dans l’Europe occidentale à partir du début du XIIIe siècle. Concernant la sphère séculière, le décalage est frappant entre la prolifération des mesures normatives très sévères et la grande rareté des cas de poursuites attestés dans les sources de pratique judiciaire. L’Église, de son côté, inaugura au XIIIe siècle une répression inédite contre la sodomie dans le clergé – sans toutefois en faire une une question obsessionnelle, ni même particulièrement pressante –, en relation avec la grande montée du gouvernement pastoral des fidèles. L’emprise de ce dernier, du point de vue de la papauté réformatrice, était conditionné par le bon exemple de discipline de vie que devaient montrer les hommes d’Église. Or la sodomie était devenue, par excellence, la marque sursignifiante de la désobéissance à Dieu. Les annexes de l’article comprennent les éditions et traductions, par Alexis Charansonnet, d’un sermon d’Eudes de Chateauroux à l’occasion de la déposition d’un clerc pour crime de sodomie (1267-1268), et, par Jean-Louis Biget, d’une sentence rendue à Albi, sous l’épiscopat particulièrement répressif de Bernard de Castanet, contre un paysan accusé de bestialité (1290).

[halshs-02169173] The Flight of the Master of Lombardy (13 February 1308) and Clement V's Strategy in the Templar Affair : A Slap in the Pope's Face

ven, 05/07/2019 - 03:40
On the night of the 13 th of February 1308, exactly 4 months after the general arrest of the Knights Templars in France on the orders of King Philip IV the Fair, Giacomo da Montecucco, the master of the Templar province of northern Italy and a cubicularius of Pope Clement V, escaped from the papal Curia. A direct source provides us with a detailed account of Clement's special frustration and great wrath after Giacomo's flight. The master of Lombardy's defection, it is suggested here, could hardly have come at a worse time, because it thwarted the strategy recently adopted by the pope in what had become a trial of strength with the king of France. This paper examines the meaning of this episode in the light of a general interpretation of the Templar affair.

[halshs-01823213] Si manus tua scandalizat te, amputa ! L’exégèse de Mt 18, 7-9 dans le Sermo 81 d’Augustin d’Hippone

mer, 22/05/2019 - 16:01
L’exégèse de Mt 18, 7-9 que déploie le Sermon 81 présente un double intérêt : refusant une lecture littérale, elle rejoint l’interprétation allégorique courante chez les Pères qui fait des parties du corps une image de l’âme (théorie des “sens spirituels”), de la famille humaine ou de l’Église (cf. 1 Co 12, 25-27). Le contexte donatiste a cependant conduit Augustin à user avec prudence et originalité de l’interprétation ecclésiale ; dans le contexte historique troublé par le sac de Rome, les attentes des auditeurs ont aussi transformé l’exégèse du prédicateur (comme E. REBILLARD l’a montré à propos de la pastorale de la mort, cf. In Hora mortis, Rome 1994), et ce, via une redéfinition de la notion de scandale.

[halshs-01823230] L’œuvre d’Augustin d’Hippone et ses lecteurs dans les exemplaires de la bibliothèque de Lyon

mer, 22/05/2019 - 16:00
Parmi les livres anciens conservés à la Bibliothèque municipale de Lyon, la page de titre de quelque 300 volumes imprimés avant 1800 indique Augustin d’Hippone pour auteur. Riche et varié, cet ensemble comprend notamment 15 incunables. L’article étudie leur réception – et donc, au-delà d’elle, la réception de l’œuvre augustinienne à l’époque moderne – à travers une approche originale : la matérialité des volumes et les marques de lecture qu’ils renferment. Les formats et la qualité des publications, mais aussi leur nombre et leur fréquence, indiquent le type de public visé par les imprimeurs-libraires et traduisent l’intérêt suscité – ou non – par les œuvres d’Augustin. Les ex-libris désignent les possesseurs de ces ouvrages, quand les annotations et les marques de censure attestent une lecture assidue et permettent d’un déterminer le motif (critique textuelle, histoire des idées, piété).

[halshs-02102896] Citation coranique probablement erronée dans la plus ancienne lettre arabe datée d'Égypte

ven, 10/05/2019 - 03:37
Les citations coraniques figurant dans les documents papyrologiques légaux et privés n'ont pas suffisamment attiré l'attention des spécialistes du Coran qui les intègrent rare-ment dans leur recherche. Dans cette perspective nous nous sommes intéressé aux deux versets de la sourate 65 cités dans une lettre familiale datée du tout début du iie siècle de l'hégire : « Man yattaqi Llāha yaǧʿal lahu [min amrihi] maḫraǧan (2) wa-yarzuqhu min ḥayṯu lā yaḥtasibu (3) ». Au regard de cette date qui se trouve être l'une des plus reculées qu'ait porté un document mentionnant des passages coraniques, s'est imposée à nous l'éventualité d'une lecture coranique excentrique, probablement abandonnée par la codification ultérieure du Coran. Tout en tenant compte du contexte discursif de la citation, cette étude s'efforce de vérifier cette hypothèse en recourant aussi bien aux sources traditionnelles traitant des sciences coraniques (tafsīr, qirāʾāt, asbāb al-nuzūl, etc.) qu'aux dernières publications des fragments du Coran récemment mis au jour.